Bon, ça y est.
Je vais pas m'éterniser : ça fait déjà bien trop longtemps qu'il agonise... Bien trop longtemps que j'ai envie de l'achever, ce blog. Alors, c'est sûr : je vais pas le supprimer ; seulement, que ce soit clair : y aura plus d'article après celui-là.
C'est dingue comment je me sens soulagé, tout d'un coup. Ouf ! Et un fardeau de moins... Forcément, vous qui avez assisté à son évolution, vous auriez pu vous dire que, vue la fréquence à laquelle les articles paraissaient, dernièrement, le "fardeau" devenait assez menu. Je pense que c'est quand même un cap à passer que de vous avouer cette envie, que je me cachais même à moi.
En finir, enfin !
Mais... pourquoi ? Hein ?! Pourquoi cette envie ? Et pourquoi maintenant ? Je crois que, si je devais trouver une raison à tout cela, je vous dirais, d'abord, que j'ai beaucoup changé en (presque) deux ans. Je ne ressens plus ce besoin de me mettre en scène où que ce soit (sauf à la grange Dimière). "Tenir un blog", je trouve que c'est une responsabilité énorme, mais aussi d'un ridicule énorme. Comment paraître un tant soit peu crédible si on la conviction qu'on a des choses si intéressantes à dire qu'elle méritent le déplacement ? Surtout si, ces "visiteurs" en question - vous -, on les voit quasiment tous les jours... Je vous admire pour ça, vous qui êtes venus - par envie ou par obligation, peu importe - si régulièrement ici.
Et c'est pour dire : rien que "avoir un blog", je trouve ça affligeant, maintenant. Après tout, c'est un investissement, un monde comme les autres, me diriez-vous... Mais un monde qui ne m'appartient pas.
Déjà que, les relations à distance, j'aime plus tellement ça - je nous y trouve tout dénaturés par l'absence de spontanéité qui y règne -, mais alors... un blog ! , générateur en quelque sorte de "relations à distance" !... Non merci !
Ce monde, quitte à l'avoir, j'ai toujours préféré qu'il soit directement et physiquement là, autours de moi. Ou même : un monde dans ma tête ; ça, ça me va.
Mon grand désespoir, c'est que j'ai bien vu que je ne pouvais pas gratuitement retranscrire ces mondes avec un traitement de texte et des photos. Un jour, peut-être, je me libèrerai de votre regard, et j'écrirai gratuitement. J'en sais trop rien.
Pour l'instant, je fous le camp et je reviens à moi.
Au plaisir,
"En finir"... Et dire que je dis que j'arrête de raconter ma vie... en racontant ma vie !
Martin
